« Dés qu’on rajeunit les sols en les défrichant ou en les mettant en eau, la nature réagit vite. Les plantes pionnières réapparaissent, car la terre recèle des banques de graines en latence », affirme Philippe Carruette.
D’où la diversité botanique que l’on observe dans l’estuaire. Parmi les 250 variétés présentes, orchidées, salicornes, lilas de mer ou flûteau, fausse renoncule se développent entre terre et mer, eau douce et eau salée. La rainette verte et le triton crêté y prospèrent également, de même que les chevreuils et les renards. Libellules et papillons viennent enrichir des paysages toujours différents.
Grande curiosité, une colonie d’une centaine de phoques veaux marins vit dans la baie. Ces mammifères protégés mettent bas en juillet août, haute période du tourisme. Il y a donc un délicat équilibre à installer entre l’économie locale et le souci de l’environnement.
« On pensait que la réglementation serait un frein au développement touristique. Aujourd’hui, elle se révèle un atout », relève Sébastien Desanlis.
Pour preuve, le parc du Marquenterre accueille 150 000 visiteurs par an.
Extrait d’un article de « Valeurs mutualistes » n°237 mai/juin 2005 |